Sommaire
- L’autorisation de travail pour un travailleur roumain en France
- Obligations de l’employeur lors du contrat de travail
- Vérification du titre de séjour et démarches en préfecture
- Droit au séjour et protection sociale du salarié roumain
- Détachement d’un travailleur roumain en France, comment ça marche
- Foire aux questions
L’autorisation de travail pour un travailleur roumain en France
Pour un employeur, le point essentiel est le suivant : l’embauche d’un ressortissant roumain ne nécessite, en principe, ni visa, ni autorisation de travail, ni procédure préalable comparable à celles imposées aux ressortissants de pays tiers. Dès lors que le candidat est citoyen de l’Union européenne, son droit d’accès à l’emploi en France découle directement de ce statut.

Le droit au séjour et la libre circulation sans démarche en préfecture
Pour embaucher un Roumain en France légalement, il suffit d’appliquer les formalités de droit commun du recrutement en France. La Roumanie est membre de l’Union européenne depuis 2007, et ses citoyens bénéficient de la libre circulation complète depuis le 1er janvier 2014, conformément à la directive 2004/38/CE. En pratique, cela signifie qu’un travailleur roumain en France peut accéder à un emploi dans les mêmes conditions qu’un salarié français.
- Accès libre à l’emploi : depuis le 1er janvier 2014, un ressortissant roumain peut occuper un poste en France sans restriction particulière liée à sa nationalité.
- Aucun visa requis : aucun visa d’entrée ou de travail n’est exigé pour exercer une activité salariée sur le territoire français.
- Séjour professionnel sans titre spécifique : pour travailler, la carte de séjour n’est pas une condition préalable; le droit au séjour et à l’emploi résulte directement de la citoyenneté européenne.
- Aucune autorisation administrative préalable : l’employeur n’a pas à solliciter d’autorisation ni à engager de procédure particulière auprès de la préfecture pour cette embauche d’un ressortissant roumain.
Pour approfondir les règles utiles, consultez les formalités d’embauche UE.
Pourquoi aucune autorisation n’est exigée de l’employeur
L’absence d’autorisation préalable procède de l’application du droit de l’Union européenne, fondé sur la libre circulation des travailleurs et la non-discrimination entre citoyens européens. Pour embaucher légalement un Roumain en France, l’employeur n’a donc pas à faire valider le droit au travail du candidat par une administration.
- Principe d’égalité de traitement : aucune règle nationale ne peut imposer à un travailleur roumain des conditions d’accès à l’emploi plus strictes que celles applicables à un salarié français.
- Application intégrale du droit du travail français : salaire, durée du travail, convention collective, congés, protection sociale et exécution du contrat suivent les mêmes règles.
- Justificatif suffisant : un document d’identité ou un passeport en cours de validité permet d’établir l’identité du candidat et son droit à travailler.
Pour l’entreprise, la conséquence est directe : l’autorisation de travail n’entre pas dans le processus d’embauche. Le contrôle porte principalement sur l’identité du candidat, la sécurisation du contrat et l’organisation de la prise de poste dans les conditions habituelles de conformité sociale.
Les documents à vérifier avant la prise de poste
Avant l’entrée en fonction, l’employeur doit contrôler un document d’identité valable ou un passeport en cours de validité. Pour un ressortissant roumain, ces pièces suffisent. Elles permettent d’établir l’identité du salarié, de justifier son séjour régulier en tant que citoyen européen et de confirmer son droit d’accès à l’emploi, sans autorisation complémentaire.
Obligations de l’employeur lors du contrat de travail
Embaucher un salarié roumain en France ne suppose, en principe, ni visa ni autorisation de travail préalable. L’employeur reste néanmoins tenu de respecter l’ensemble des règles applicables en droit du travail français. En pratique, l’embauche d’un salarié étranger impose la même rigueur documentaire, la même conformité sociale et les mêmes formalités administratives que tout autre recrutement, avec une exigence claire : sécuriser chaque étape, de la déclaration préalable au contrat de travail.
La DPAE : une déclaration préalable obligatoire avant la prise de poste
Dans le cadre de l’embauche d’un travailleur étranger en France, la DPAE reste une obligation centrale, y compris lorsqu’il s’agit d’un salarié roumain. Cette déclaration préalable à l’embauche doit être transmise à l’URSSAF au plus tard dans les huit jours précédant la prise de poste. Il n’existe ni tolérance, ni mécanisme de régularisation de confort.
La DPAE permet d’enclencher l’affiliation du salarié au régime français de sécurité sociale. Si le salarié roumain en France ne dispose pas encore d’un numéro, les démarches d’identification sont initiées à cette occasion.
En cas d’omission, les risques sont immédiats. L’employeur s’expose à des sanctions lourdes : requalification en travail illégal, redressement, amendes pouvant atteindre 15 000 € pour une personne physique et 75 000 € pour une personne morale.
Contrat de travail, autorisation et règles applicables aux salariés étrangers
Pour un salarié roumain, les règles sont identiques à celles applicables à tout salarié recruté en France. Le contrat de travail doit être rédigé en français, conforme au Code du travail et remis au plus tard au moment de l’entrée en fonction. Il doit préciser, sans ambiguïté, le poste, le lieu de travail, la durée du travail, la période d’essai et la rémunération.
Un point doit être clarifié : lorsqu’un employeur souhaite recruter un travailleur roumain, aucune autorisation de travail ni visa ne sont requis du seul fait de la nationalité roumaine. Cette situation ne dispense toutefois d’aucune des règles sociales, contractuelles et déclaratives attachées à l’embauche.
- Rémunération minimale : le contrat doit respecter au minimum le SMIC français, fixé à 11,88 € brut par heure en 2024, soit environ 1 802 € brut mensuels, sauf disposition conventionnelle plus favorable.
- Mentions obligatoires : le contrat de travail doit détailler le poste, les horaires ou la durée hebdomadaire, les conditions de rémunération et les principales modalités d’exécution de la relation de travail.
- Suivi médical : l’employeur doit organiser la visite d’information et de prévention ou, selon le poste, le suivi médical adapté, dans les délais légaux suivant l’embauche.
L’inscription au registre unique du personnel demeure obligatoire dès l’arrivée du salarié, avec indication de la date d’entrée, du poste occupé et de la nature du contrat.
Vérification du titre de séjour et démarches en préfecture
Pour un employeur français qui envisage le recrutement d’un ressortissant roumain, le point déterminant tient à une distinction de droit simple, mais décisive : le régime applicable aux citoyens de l’Union européenne ne se confond pas avec celui des ressortissants de pays tiers. Les règles de séjour, d’accès à l’emploi et d’autorisation ne relèvent donc pas du même cadre, ce qui écarte, dans ce cas précis, plusieurs formalités habituellement associées à l’embauche d’un salarié étranger.
Le séjour en France d’un salarié roumain : quelles étapes
Lorsqu’il s’agit d’un salarié roumain, aucune déclaration d’embauche de salarié étranger en préfecture n’est à effectuer. De la même manière, aucune autorisation de travail préalable n’est exigée. Un citoyen de l’Union européenne accède librement à un poste en France, sans procédure préfectorale comparable à celle imposée pour certains profils extra-européens.
Pendant les trois premiers mois de séjour, aucun justificatif particulier de résidence n’a à être produit, ni auprès de l’employeur, ni auprès de l’administration. Au-delà, l’exercice effectif d’un emploi permet au ressortissant roumain de bénéficier d’un droit au séjour de plein droit, sans titre spécifique. Ce droit résulte directement du cadre européen, notamment de la directive 2004/38/CE, et ne peut être écarté par des règles nationales contraires.
Les documents à conserver et les durées légales d’archivage
Même si la vérification d’un titre de séjour ne constitue pas, pour un citoyen de l’Union européenne, une obligation au sens strict, l’employeur doit sécuriser son dossier administratif avec méthode. L’employeur doit être en mesure de démontrer la réalité du contrat, la nature du poste, l’identité de la personne recrutée et la régularité de la relation de travail.
- Conservation minimale de 3 ans : le contrat de travail, la pièce d’identité, les certificats utiles et les bulletins de paie doivent être archivés pendant au moins trois ans, afin de répondre à tout contrôle.
- Registre unique du personnel : ce document doit être conservé pendant cinq ans minimum, avec la date d’entrée, le poste occupé et le type de contrat mentionnés pour chaque salarié.
- Archivage numérique ou papier : les pièces peuvent être conservées sur support électronique ou papier, sous réserve d’en garantir l’authenticité, l’intégrité et l’accessibilité immédiate.
Sanctions et points de vigilance pour l’employeur
Le risque d’irrégularité demeure limité pour un salarié roumain, mais il ne doit pas être négligé. Si les conditions de séjour ne sont plus remplies, ou si la situation administrative révèle une anomalie substantielle, l’employeur s’expose à des sanctions lourdes. Le droit prévoit, dans les cas les plus graves, jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, 15 000 € d’amende, montant porté à 75 000 € pour une personne morale, ainsi que des mesures complémentaires, comme l’exclusion des marchés publics pendant cinq ans.
La bonne approche consiste à distinguer clairement ce qui relève d’une obligation légale de ce qui relève d’une mesure de prudence. Pour un ressortissant roumain, il n’y a ni autorisation de travail à solliciter, ni déclaration d’embauche de salarié étranger en préfecture à transmettre du seul fait de la nationalité. En revanche, l’existence d’un contrat de travail régulier, l’affectation à un poste identifié, le respect des règles sociales et la traçabilité documentaire restent nécessaires pour sécuriser durablement l’emploi et limiter l’exposition aux sanctions.
Droit au séjour et protection sociale du salarié roumain
L’embauche d’un travailleur roumain en France s’inscrit dans un cadre juridique lisible pour l’employeur. En tant que ressortissant roumain, le salarié bénéficie, pour son séjour, son emploi et l’accès à la sécurité sociale, des mêmes règles qu’un salarié français.

Une couverture sociale identique pour le travailleur roumain en France
Les droits sociaux du salarié roumain couvrent l’assurance maladie, les prestations familiales, la retraite et l’assurance chômage dans les mêmes conditions que pour tout autre salarié en France. Dès la DPAE, l’affiliation au régime français de sécurité sociale est enclenchée. En pratique, l’employeur n’a pas à gérer de régime dérogatoire : le travailleur roumain relève du droit commun.
En cas de perte involontaire d’emploi, l’ouverture des droits au chômage intervient après 130 jours ou 910 heures travaillés sur les 24 derniers mois. Les règles applicables au poste sont, là encore, identiques : durée légale du travail fixée à 35 heures par semaine, plafond maximal de 48 heures et acquisition de 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois travaillé.
Reconnaissance des qualifications et intégration rapide sur le poste
Pour recruter un travailleur roumain, la question déterminante n’est généralement pas le droit au séjour du travailleur roumain, déjà garanti par la libre circulation européenne, mais la capacité à mobiliser rapidement des compétences opérationnelles. La directive 2005/36/CE pose le principe de reconnaissance mutuelle des diplômes et certifications obtenus en Roumanie, ce qui facilite l’embauche d’un ressortissant roumain dans la majorité des situations, sans validation complémentaire.
Cette logique vaut notamment dans le BTP : maçons, électriciens, couvreurs, charpentiers, plaquistes, ainsi que dans l’industrie, la mécanique ou la maintenance. Résultat : une prise de poste plus rapide et des formalités administratives allégées. Notre agence présélectionne des profils qualifiés en 24 heures, selon l’expérience et la disponibilité, puis assure un suivi tout au long de la mission. Si vous envisagez l’embauche d’un travailleur roumain, vous pouvez consulter notre service dédié d’embauche travailleur roumain.
Séjour durable, stabilité de l’emploi et sécurité juridique
Après cinq ans de séjour légal et ininterrompu en France, le travailleur roumain en France peut accéder à un statut de résident permanent. Pour l’employeur, cette situation renforce la stabilité de l’emploi et réduit les aléas administratifs liés à la continuité de présence sur le territoire.
Pour des secteurs en tension, disposer d’un salarié roumain déjà ancré durablement en France réduit concrètement les risques de rupture administrative et accélère l’intégration.
Nous prenons en charge l’ensemble des formalités administratives, y compris le certificat A1 en cas de détachement, afin de garantir la conformité de l’embauche d’un travailleur roumain avec le droit du travail français.
Détachement d’un travailleur roumain en France, comment ça marche
Le détachement d’un travailleur roumain en France répond à une logique précise : permettre à une entreprise établie en Roumanie d’affecter temporairement un salarié sur un poste en France, sans procéder à une embauche locale. Ce mécanisme est distinct d’un recrutement classique. Il s’inscrit dans un cadre européen strict, et sa mise en œuvre suppose une maîtrise rigoureuse des règles applicables, du droit du travail, du séjour et des formalités administratives. À défaut, l’employeur s’expose à des sanctions significatives.
Le contrat de travail et l’autorisation lors d’un détachement
Dans un schéma de détachement de travailleur roumain, le salarié demeure lié à son entreprise d’origine par son contrat de travail. Il ne signe donc pas, en principe, un nouveau contrat avec la société française qui l’accueille. Pendant la mission, il reste affilié à la sécurité sociale roumaine, à condition que le certificat A1 ait bien été délivré. Le dispositif repose sur les directives européennes 96/71/CE et 2018/957/UE, intégrées au droit français en 2020.
- Déclaration SIPSI obligatoire : avant toute intervention, l’employeur doit déclarer la mission sur le portail SIPSI à destination de l’inspection du travail française. Il n’existe aucun délai de tolérance; en cas d’omission, des sanctions peuvent être prononcées immédiatement.
- Déclaration complémentaire Urssaf : lorsque la mission dépasse trois mois, une formalité supplémentaire sur la plateforme Urssaf est requise depuis 2022. Elle s’ajoute à la déclaration SIPSI et ne la remplace pas.
- Certificat A1 indispensable : ce document, délivré par les autorités roumaines, atteste le maintien du salarié au régime roumain de sécurité sociale et évite une double cotisation pendant la période de détachement.
- Représentant local obligatoire : un représentant en France doit être désigné pour échanger avec les autorités de contrôle. Son absence peut entraîner une amende de 4 000 € par salarié concerné.
Dès son arrivée, le travailleur roumain bénéficie du socle impératif du droit du travail français : rémunération minimale, durée du travail, congés payés, règles de santé, de sécurité et d’hygiène sur le poste. Ces dispositions s’imposent même si le contrat roumain prévoit des conditions moins favorables. L’autorisation de travailler ne dispense jamais du respect des standards français applicables à la mission.
La durée du séjour et le renouvellement du détachement
Le détachement et le séjour temporaire sont encadrés par des limites claires. La durée initiale du détachement est de 12 mois. Elle peut être prolongée jusqu’à 18 mois, sous réserve d’une justification formelle adressée à l’inspection du travail avant la fin de la période initiale.
À partir du 13e mois, certaines dispositions supplémentaires du droit du travail français s’appliquent, comme indiqué dans le tableau ci-dessous. L’employeur doit donc anticiper l’évolution du régime juridique, du coût social et des obligations de conformité. Le basculement vers le régime français de sécurité sociale devient obligatoire au-delà de 24 mois consécutifs. Remplacer un salarié par un autre pour contourner ces plafonds est interdit et peut être qualifié de fraude.
| Phase du détachement | Durée | Régime applicable | Obligations spécifiques |
| Période initiale | 0 à 12 mois | Noyau dur du droit français + sécurité sociale roumaine (A1) | Déclaration SIPSI, représentant local, certificat A1 |
| Prolongation | 12 à 18 mois | Droit français élargi + sécurité sociale roumaine (A1) | Notification motivée à l’inspection du travail |
| Prolongation maximale | 18 à 24 mois | Droit français quasi intégral + maintien A1 possible | Déclaration Urssaf si mission > 3 mois |
| Au-delà de 24 mois | > 24 mois | Droit français intégral + sécurité sociale française obligatoire | Basculement automatique, risque de requalification du contrat |
Les sanctions en cas de non-conformité pour l’employeur
Le défaut de respect des obligations déclaratives, des conditions d’exécution de la mission ou des règles applicables au séjour temporaire expose l’employeur à des sanctions administratives et pénales lourdes. Les contrôles peuvent intervenir pendant la mission, mais aussi dans les trois ans qui suivent sa fin. La conformité documentaire doit donc être complète, cohérente et immédiatement disponible.
- Amende par salarié : 4 000 € par travailleur en situation irrégulière, montant porté à 8 000 € en cas de récidive.
- Sanction maximale : jusqu’à 500 000 € d’amende en cas de manquement grave, avec suspension immédiate de la prestation et fermeture possible du chantier.
- Responsabilité solidaire : l’entreprise française peut être tenue responsable des manquements du prestataire roumain, notamment en matière de cotisations sociales.
- Requalification du contrat : au-delà des seuils admis, l’opération peut conduire à une régularisation rétroactive et à une relecture du contrat de travail au regard du droit français.
Foire aux questions
Faut-il une autorisation de travail pour embaucher un ressortissant roumain en France ?
Non. Pour recruter un travailleur roumain en France, aucun visa, aucune autorisation de travail et aucune démarche en préfecture ne sont requis. Un ressortissant roumain, citoyen de l’Union européenne depuis 2007 et pleinement bénéficiaire de la libre circulation depuis le 1er janvier 2014, dispose d’un droit d’accès à l’emploi identique à celui d’un salarié français. En pratique, une carte d’identité roumaine ou un passeport en cours de validité suffit pour justifier ce droit au séjour et à l’exercice d’un emploi. L’employeur doit ensuite appliquer les règles de droit commun : déclaration préalable à l’embauche (DPAE), contrat de travail en français, inscription au registre unique du personnel et suivi de la médecine du travail.
Quelles sont les obligations de l’employeur pour recruter un travailleur roumain en France ?
Les obligations de l’employeur sont les mêmes que pour toute embauche en France. La déclaration préalable doit être adressée à l’Urssaf au plus tard dans les huit jours qui précèdent la prise de poste; cette DPAE permet notamment l’affiliation du salarié roumain à la sécurité sociale française. Le contrat doit préciser, de manière claire, le poste, la rémunération (au minimum le SMIC, soit 11,88 € brut de l’heure en 2024), la durée de travail et, le cas échéant, la période d’essai. Une visite médicale doit être organisée dans les trois mois suivant l’arrivée dans l’entreprise. Si l’on ne procède pas à une embauche directe mais à un détachement, d’autres règles s’appliquent : déclaration SIPSI, certificat A1 et désignation d’un représentant local.
Quelle est la différence entre l’embauche directe et le détachement d’un travailleur roumain ?
L’embauche directe repose sur la conclusion d’un contrat de travail entre l’employeur français et le travailleur roumain. Dans ce cadre, le salarié roumain relève du droit du travail français, de la sécurité sociale française et des règles habituelles applicables à tout séjour professionnel en France. Le détachement répond à une logique différente : le travailleur reste lié à son entreprise d’origine en Roumanie, conserve en principe son rattachement social grâce au certificat A1, et intervient pour une mission temporaire pouvant aller jusqu’à 24 mois consécutifs.



